Historique politique de Poitiers Collectif

« On ne trouve pas le nom des « adhérents » au projet sur le site internet »

« Vous êtes les alliés des marcheurs même si ce n’est pas votre but premier »

« Vous ressemblez plus à une entreprise qu’à un mouvement citoyen »

« Vous êtes le bras armé d’Alain Claeys »

« Pourquoi vous n’allez pas discuter avec Osons Poitiers ? Vous partagez les mêmes valeurs non ? »

« Vous êtes des carriéristes qui veulent juste une place d’élu »

« De toute façon, ce projet c’est qu’une façade à EELV qui tire les ficelles »

« C’est un peu flou votre truc, vous êtes qui ? »

« A ce qu’il paraît, il y a une fusion PS – Poitiers Collectif qui se prépare »

De nombreuses rumeurs circulent sur Poitiers Collectif. Bien que nous soyons vigilants à être transparents, certains retours nous font craindre de ne pas l’être assez. Nous avons donc pris la décision de vous livrer l’historique de la construction du projet et notamment les rencontres avec les partis politiques ces derniers mois.

Au printemps 2018, nous sommes quelques poitevins et poitevines à échanger de manière informelle sur notre volonté commune de nous lancer dans une démarche politique un peu décalée des fonctionnements habituels. Nous étions alors une petite dizaine. Parmi nous, des personnes encartées, d’autres plutôt réfractaires aux partis politiques. Certains avaient déjà vécu l’expérience « Avenir Collectif » à l’occasion des législatives de 2017.

Notre priorité : construire une démarche permettant d’aboutir à des propositions programmatiques réellement construites de manière ouverte, participative et démocratique, et penser « projet » avant « candidats ». Nous voulions ainsi proposer une alternative à un paysage politique traditionnel misant sur l’incarnation d’un projet par un individu. Un individu qui construit sa liste en allant chercher des personnalités pertinentes, constructives pour l’élection.

C’est pourquoi nous ne retrouvons pas les noms des personnes engagées dans le collectif : il n’y a pas de carte d’adhérent à l’entrée, il n’y a pas une ou deux personnes qui sortent du lot, mais un ensemble de citoyens qui sont là pour apporter leur contribution, qui se retrouvent dans les valeurs et la démarche.

Avant de lancer Poitiers Collectif – qui n’avait pas de nom à cette période – nous souhaitions élaborer collectivement les fondations de notre démarche, qui s’échelonnerait sur presque deux ans. C’est d’abord par le bouche-à-oreille que le groupe de dix s’est rapidement retrouvé à une trentaine. Les premières réunions nous ont permis de construire la mosaïque de valeurs et la première version de notre Charte évolutive, accessible sur notre site Internet. Il était nécessaire de faire du commun, de poser sur le papier les grandes valeurs qui nous rassemblaient.

Nous avons ensuite pris l’initiative de rencontrer quelques partis politiques présents à Poitiers afin de leur présenter la démarche naissante et, pourquoi pas, de les convaincre d’inviter leurs membres à participer aux travaux en jouant le jeu de notre démarche non partisane. Nous avions aussi la volonté, déjà, de ne pas « partir de zéro » et de nous appuyer sur leurs travaux dans le cadre municipal. Parmi eux, les composantes qui faisaient Osons Poitiers en 2014 (EELV, NPA, Ensemble, Parti de Gauche), Nouvelle Donne, le Parti communiste français, Génération.S, les jeunes communistes. Nous avons défini un cadrage pour ces rencontres, le même que les rendez-vous avec la presse : être deux minimum, et que ce ne soit pas toujours les mêmes personnes. Un compte-rendu oral et/ou écrit devait être réalisé à chaque fois au groupe en plénière de Poitiers Collectif.

En mai 2018, nous avons commencé par rencontrer le bureau d’EELV dans leur local. Parmi la trentaine de membres dans Poitiers Collectif à ce moment-là, quelques-uns étaient également militants EELV. Nous étions deux à présenter les premières idées de ce que pourrait être Poitiers Collectif. Le parti annoncera son soutien à Poitiers Collectif en octobre 2018, dans le communiqué de presse disponible à ce lien.

Début juillet, nous avons proposé aux partis précédemment mentionnés de participer à une réunion de présentation de Poitiers Collectif. Étaient présents EELV, deux personnes se présentant comme membres d’Osons Poitiers, et deux de Génération.S. Nous avons vécu la réunion comme un moment assez violent, avec des échanges très virulents sur la concurrence que Poitiers Collectif pourrait représenter pour d’autres démarches existantes, ou une menace pour l’union de la gauche. L’expression négative de certains invités concernait aussi le fait que Poitiers Collectif ferait  table rase du passé en ne tenant pas compte de l’existant, voire en copiant les méthodes déjà existantes.

Suite à cette rencontre, en juillet 2018, nous avons sollicité une rencontre auprès d’Osons Poitiers en envoyant un mail à l’adresse collective du groupe. Nous ne savons pas comment l’information a circulé auprès de leurs participants, mais nous étions deux « non encartés » à déjeuner avec 4 personnes dont des représentants d’Ensemble et du Parti de gauche. La rencontre fut courtoise et il nous fut proposé de rejoindre la dynamique Osons existante. A aucun moment de cette rencontre ne fut envisagée une remise à plat du fonctionnement et une souplesse quant à la gouvernance interne existant dans leur organisation. Nous proposions une autre manière d’aborder les choses, « hors partis et hors parti-pris », et n’avons pas eu le sentiment de trouver un écho et un accueil favorable à notre démarche. Aucune suite n’y a été donnée, si ce n’est l’invitation d’Alternatiba à participer à une réunion commune autour du Plan alimentaire territorial le 04/03, que nous avons relayée à tous les participants de Poitiers Collectif via la newsletter.

Dans le même calendrier, des militants de Nouvelle Donne ont été consultés, et sont impliqués depuis le début dans la construction de Poitiers Collectif. Pour l’instant, le parti ne soutient pas la démarche officiellement.

En décembre 2018, nous étions trois à rencontrer les jeunes communistes. La démarche intéresse, mais aucun positionnement ne sera pris avant les européennes. Il est possible que des militants JCF s’impliquent par la suite dans les groupes de travail.

Il en va de même pour le parti communiste français dont nous avons rencontré deux membres en janvier 2019.

Si nous n’avons pas formellement rencontré d’autre parti, c’est avant tout par manque de temps de notre part : nous avons préféré prioriser notre énergie sur la mise en route de la démarche publiquement. Néanmoins, nous n’avons refusé aucune sollicitation formelle d’une autre organisation politique qui aurait souhaité nous rencontrer. Nous rappelons que nos réunions sont, par nature, ouvertes à tous ce qui inclut, bien sûr, les citoyens encartés. De même, nous sommes ouverts et prêts à répondre à toute sollicitation politique qui nous parviendrait et nous permettrait de pouvoir présenter notre démarche.

Aujourd’hui, Poitiers Collectif intrigue, intéresse, séduit et les sollicitations informelles sont régulières. Les interpellations sur les réseaux sociaux, les présences de personnalités à nos événements, conduisent à intensifier les projections d’ordre « politique » sur Poitiers Collectif.

Nous ressentons le besoin, dans le groupe de coordination, de vérifier auprès de la plénière que les principes de gouvernance que nous nous appliquons jusqu’à présent sont suffisants pour encadrer ces liens avec les organisations politiques, et de maintenir la confiance envers la démarche et son groupe de coordination. C’est pourquoi nous mettons cette question à l’ordre du jour de cette cinquième plénière.

 

Mise à jour – Fin juin 2019

Lors de la plénière d’avril 2019 (cf compte-rendu), il avait été proposé (dans le cadre d’une réflexion plus générale sur la nécessité de « prouver » notre ouverture, une préoccupation qui revenait fréquemment de la part des membres de la coordination), d’aller faire une nouvelle salve de rencontres de tous les partis politiques.

Réponse de la plénière : « Les participants s’accordent sur le postulat que Poitiers Collectif est suffisament ouvert dans sa nature pour laisser la porte ouverte à des membres de partis curieux de notre démarche. Nous ne sommes pas ‘fautifs’ et n’avons pas à entreprendre quoique ce soit envers les partis. La mention ‘solliciter les partis’ est donc supprimée de la Charte II – Fonctionnement, telle que proposée par le groupe de travail dédié ».

Juin 2019.

Sans que nous soyons allés les chercher de manière proactive, Poitiers Collectif a été sollicité par plusieurs organisations politiques (cf compte rendu plénière n°7). Une démarche a été proposée pour la construction de notre programme pendant l’été, mais nous avons porté la volonté de permettre aux autres organisations politiques qui le souhaiteraient de co-construire ce programme avec nous. Nous faisons donc une proposition (ici) qui répond à cet objectif d’ouverture active.

A l’issue de cette plénière, un groupe a été mandaté pour rencontrer les organisations politiques qui nous nous ont sollicité. Voici ci-dessous le retour fait en plénière.

Retour sur les rencontres d’organisations politiques

PCF (Section de Poitiers) : 4 représentants et 5 de Poitiers Collectif

Diverses rencontres en cours avec d’autres démarches politiques (Génération.S, Ensemble Pour Poitiers, Osons 2020, Francis Chalard pour le PS).

Quelques points forts du point de vue programmatique : Santé. Transports (Sur la mobilité : aller vers la gratuité mais pas dans le cadre du prochain mandat, trop court). > Mais pas de ligne rouge trop figée.

Leur demande forte : organiser les conditions du rassemblement le plus en amont possible, avec les différentes initiatives de gauche. Diagnostic prioritaire = les citoyens en ont marre de la division à gauche. La question des alliances entre deux tours leur semble importante : pour le PC il est prioritaire de ne pas faire passer la ville à droite / à En Marche. Donc de ne pas être fermé a priori à une alliance au second tour.

Le vote des militants PCF doit avoir lieu fin septembre : il n’y aura pas de mandat pour former des alliances ou soutenir l’une ou l’autre des démarches en amont de ce rdv. Mais l’AG du PCF aura lieu début juillet donc il y a la possibilité qu’ils soient mandatés pour participer au collectif programmatique.

Nous avons avancé : *La qualité de notre démarche citoyenne, qui implique une certaine  exigence vis à vis du calendrier, et de notre démarche. * Notre volonté de maintenir « le projet avant les têtes ».

Nous avons rappelé l’échéance le 11 juillet : mandatement des groupes.

Ensemble Pour Poitiers : 6 représentants et 4 de Poitiers Collectif

C’est une association structurée fin 2018 en réaction à la gouvernance du Marie actuel. « Ce qui nous différencie de Claeys = une vision plus citoyenne, plus sociale, une vision plus poussée du développement économique ». Elle travaille par thèmes à l’échelle de Poitiers et Grand Poitiers, en réunissant des acteurs divers (ESS, associations…). Une réunion a été organisée par grand thème (2 pour l’instant). Le fil rouge de la « coopération entre acteurs » semble central.

Des réunions dans les quartiers commencent actuellement.

Une crainte exprimée : la peur de l’éparpillement de la gauche.

Un candidat est-il pressenti ? Yves Jean (l’un des principaux animateurs de la démarche) ne se positionnera que si les conditions du rassemblement sont réunies. Pas d’ambition personnelle. Mais il est intéressé par le niveau Grand Poitiers, surtout pour les liens rural – urbain que cet échelon permettrait de travailler.

Quelle vision de l’ouverture / transparence ? Les idées du collectif sont actuellement peu diffusées, par peur de la récupération.

Génération.S : 4 représentants, 5 de Poitiers Collectif

Les militants de Génération.S participent depuis le début aux ateliers de travail de Poitiers Collectif. Ainsi, ils connaissaient le fonctionnement de la démarche.

Première volonté exprimée = le rassemblement. Pour ne pas que Poitiers passe à droite  / En Marche.

Lignes rouges programmatiques exprimées : nécessité d’assurer une présence forte à la thématique du social dans le programme. + les thématiques du logement, de la mobilité, de la carte scolaire…

La question de la faisabilité financière du programme est importante, et sera même une garantie de sérieux de la démarche pour eux (ce sera un critère pour nous soutenir).

Le vote des militants doit avoir lieu après les différentes rencontres politiques (la même semaine : PCF, EEPP).

EELV : une quinzaine de représentants, 4 de Poitiers Collectif

Pour EELV, l’objectif était différent : faire un bilan après une année scolaire de soutien à la démarche.

La réunion a permis l’expression des points de vue des deux côtés. Parmi les points saillants : * Côté PC : l’exigence de maintenir le caractère citoyen et autonome de PC est réaffirmée *Côté EELV : souhait de pouvoir assumer sa parole et sa présence dans le collectif; souhait de voir respecté les militants d’un parti comme les non-encartés au sein de la démarche; et multiplier les rencontres voire les rendre réguliers.

Proposition d’EELV pour continuer le partenariat : proposer des formations à la fois thématiques (budget par exemple, avec des anciens élus) ou de techniques de campagne (formation au porte à porte).

Mise à jour – Août 2019

Rencontre avec Alain Claeys

Une première rencontre avec Francis Chalard (adjoint aux finances, futur directeur de campagne) et François Blanchard (adjoint aux Sports de Grand Poitiers) avait eu lieu le lundi 1er juillet. Elle avait réuni 3 personnes de la coordo (Bastien, Charles, Léonore). La réunion avait permis de présenter Poitiers Collectif, et d’échanger autour du bilan du Maire et des « trous dans la raquette » sur certains sujets (écologie, citoyenneté).

A l’issue de ce rdv, nous avons reçu un appel nous indiquant qu’Alain Claeys souhaitait nous rencontrer.

La rencontre a eu lieu le 18 juillet. Elle a réuni 6 personnes de Poitiers Collectif (Anne-Claire, Maryse, Bastien, Charles, Frankie et Léonore) et 4 de l’équipe d’Alain Claeys (Alain Claeys, François Blanchard, Francis Chalard, et Adrian Duguet – collaborateur de cabinet du Maire).

La rencontre a commencé par un malentendu : alors qu’il nous avait clairement été indiqué qu’Alain Claeys proposait de nous rencontrer, il a ouvert la réunion en indiquant que nous avions demandé à le rencontrer.

Il a ensuite précisé qu’il nous recevait en tant que Maire de Poitiers, et non en tant que candidat.

Il a parlé du bilan de ses mandats, de manière assez longue, et en étant le seul à s’exprimer parmi les quatre présents. Il a abordé plusieurs aspects : mobilité (place du vélo, mais il faut encore poursuivre les efforts), verdissement de la ville (création par exemple du jardin Puygarreau derrière la Mairie), participation citoyenne, qu’il présente comme sa préoccupation n°1. Sur beaucoup de sujets, il  a indiqué qu’il était possible d’aller plus loin, et qu’il y avait « des trous dans la raquette ».

Il a indiqué que les enjeux politiques forts se situaient au niveau de Grand Poitiers. La gouvernance y fonctionne bien selon lui, compte tenu du récent élargissement qui représentait un défi, notamment via la « conférence des maires », qui présenterait une pluralité respectée et une volonté de collaboration pour le territoire.

Nous avons réagi à plusieurs sujets au fil de ses propos : notre vision du développement économique du territoire autour du « cas » Forsee Power ; notre prise en compte de l’urgence écologique, qui est selon lui une préoccupation non pas nouvelle mais qui a toujours été présente, qu’il s’agit aujourd’hui de mieux « expliquer aux citoyens les enjeux de la transition énergétique ».

Pour terminer la rencontre, Alain Claeys a indiqué qu’il était disposé à nous recevoir pour échanger de nouveau.

 

Réunion avec les différentes démarches de gauche

Une proposition de réunion entre diverses démarches politiques de gauche avait été lancée par Aurélien (au nom d’Alternatiba). Suite à une discussion en plénière, nous avions répondu positivement au Doodle dès son lancement, dans notre démarche d’ « ouverture active » et soucieux de répondre positivement à ce qui pouvait rechercher le rassemblement.

La réunion a eu lieu le 23 juillet.

Après une intro d’Aurélien, qui a placé la rencontre sous le signe de l’urgence écologique qui méritait le rassemblement des forces politiques de gauche, la réunion a commencé par un tour de table de toutes les organisations présentes : Osons 2020, le NPA, le PCF et les JC, Génération.S et les Jeunes G.s et Poitiers Collectif. Nous étions au total une vingtaine, dont beaucoup de jeunes.

GS : Sont pour l’union des forces de gauche. Ils ne présenteront pas de liste, mais ils ne veulent pas d’une ville qui passe à droite / à LREM. Les Jeunes G.s idem, et ils ont aussi mentionné le fait que les mouvements de jeunesse avaient réussi à s’unir (mouvement « Pas sans les jeunes », en 2017 et 2018) donc qu’on devrait aussi réussir à le faire.

Osons 2020. Ils avaient écrit un texte présentant l’historique de leur rassemblement depuis 2014. Les combats menés ne sont pas terminés (lutte pour l’ancien théâtre, lutte contre la minéralisation du centre ville, contre la nouvelle zone commerciale République IV) et qu’il faut les poursuivre. Leur ligne rouge : LREM et Claeys. Ils souhaitent une rupture claire et forte par rapport à la majorité socialiste « Seule la rupture est un choix possible ».

NPA (qui faisait partie de Osons 2014). Ils souhaitent s’engager dans une démarche unitaire, un rassemblement de gauche sauf le PS. Un programme en 7 axes : Ecologie / Précarité / Accueil de migrants / Féminisme / Anti-Sécuritaire / Démocratie.

PCF & JC : Poitiers est une ville de gauche, aujourd’hui, et ils revendiquent le bilan de la majorité à laquelle ils appartiennent depuis longtemps. L’accord politique a été respecté. Ils évoquent aussi le danger d’une bascule à droite, et ils sont inquiets vis-à-vis des réponses obtenues lors de leurs rencontres avec les différentes démarches , qui restent dans leurs ornières.

Poitiers Collectif : Nous avons présenté Poitiers Collectif en parlant de la démarche, puis de notre historique des rencontres politiques.

Ensuite, les échanges ont été riches, et ont tourné autour des questions suivantes :

  • Quel positionnement par rapport à Claeys ? Certaines démarches se positionnent frontalement contre Claeys ou contre sa politique (NPA, Osons 2020). Le PCF fait partie de la majorité en Mairie depuis plusieurs mandats et dit que le contrat a été respecté, mais qu’aujourd’hui il faut plus d’écologie. D’autres organisations (G.s, EELV indirectement car ils n’étaient pas invités) interpellées par rapport à leur politique régionale ou nationale vis-à-vis du PS . La réponse que nous avons apportée pour Poitiers Collectif : 1/ Nous ne nous sommes jamais construits en « anti » quelque chose, ni Claeys ni rien. 2/ Si on joue le jeu de la démarche locale, dans une dynamique « bottom up », il faut se départir des choix nationaux d’une part, et des historiques des uns et des autres d’autre part.
  • Un questionnement fort de Osons vis-à-vis de l’historique par rapport à EELV. « Pourquoi EELV a choisi de soutenir Poitiers Collectif ? ». Réponse personnelle de la seule membre d’EELV présente (Léonore), qui a précisé qu’elle n’avait pas suivi des travaux d’Osons 2014 depuis leur élection, et qu’elle n’avait pas été mandatée par EELV pour sa présence ce soir. Plusieurs membres de Poitiers Collectif ont témoigné du fait que PC était pour eux un projet nouveau, un nouvel engagement, et qu’ils ne ressentaient pas / ne souhaitaient pas que le projet PC porte la responsabilité d’un historique qui ne nous appartient pas. Il nous a aussi été demander de préciser si EELV aurait une liste ou pas.
  • Le caractère « citoyen » de Osons 2020 et PC : Pas mal d’échanges sur les partis et l’image qu’on en a. Des retours notamment d’organisations comme le PCF qui ont dit qu’il y avait beaucoup de stéréotypes à leur égard : le côté descendant serait erroné, ils sont un parti très décentralisé, etc. Par rapport à Osons 2020/Poitiers Collectif, l’esprit de la réunion n’a pas dégagé de différence de méthode flagrante entre nous (peu de questions de méthode), il a souvent été dit par les uns les autres « vous faites la même chose ». Nous n’avons pas approfondi la comparaison, parce-que nous nous étions dit que nous ne souhaitions pas être dans la critique, mais aussi par égard des 3 autres organisations présentes que ce ping pong pouvait agacer.
  • Le fond des projets politiques – assez peu abordé finalement ! Osons en plus de son bilan a parlé d’une exigence vis-à-vis du féminisme, d’un refus des partenariats publics-privé ; le PCF sur ce point a répondu que ce qui comptait c’était l’objectif politique, pas uniquement la forme publique ou privée ; Gs a rappelé l’importance à accorder au social ; NPA cf base programmatique ci-dessus ; pour Poitiers Collectif nous avons rappelé nos piliers écologie-démocratie, mais aussi attiré l’attention sur le fait que ces marqueurs, tout le monde les aurait pendant la campagne jusqu’au FN, et qu’il faudrait se différencier. Nous avons aussi évoqué des sujets potentiellement clivants entre nous comme les transports gratuits.

Ensuite, la réunion s’est orientée sur « que pouvons-nous faire ensemble ? Comment ? »

  • Nous avons eu une réponse de Osons 2020 sur l’absence de retour suite au mail du groupe Solidarités à leur groupe Féminisme : le mail aurait été lu trop tard suite à des soucis techniques dans la boîte mail. Une réponse aurait été faite à Julie F.
  • Attendre la finalisation de nos programmes respectifs pour construire la suite ? C’est l’avis qui s’est majoritairement dégagé, ne serait-ce que pour des questions pragmatiques de temporalité d’été. Nous avons dit que, dans l’idéal, nous aurions aimé pouvoir être dans la co-construction plutôt que dans la confrontation de lignes rouges, et c’est ce que nous avions essayé de proposer avec notre démarche.
  • Pourquoi pas organiser une rencontre commune à la rentrée ? Pour commencer à confronter nos idées, nos programmes. Difficile pour les uns les autres de s’engager sans retourner vers leurs organisations. Nous avons proposé l’idée, ce qui a été repris par Charles puis par Gs, que le premier événement commun le cas échéant ait pour thème « Quelle vision de l’écologie portons-nous ? » car il nous semblait que c’était une entrée qui demandait à tout le monde de remettre à plat son logiciel, même EELV, face à l’urgence climatique – qui avait été mise en avant par Aurélien dans son intro.
  • D’autres propositions ont été formulées : une réunion interne non thématisée où chacun apporterait son programme ; une ou plusieurs réunions publiques…

Autres questions diverses :

  • Quid des 4 candidats déjà décidés par Osons 2020 ? Il était important pour eux de permettre à leur démarche d’être incarnée assez tôt, ils ont fait une réunion de désignation collective de type « élection sans candidat ». Ces noms seront présents sur leur liste s’ils partent solo, mais en cas de fusion ce sera à voir.
  • Le PCF organise son Université d’automne le 19 octobre à Poitiers, dont les thèmes principaux seront notamment l’écologie et le féminisme, l’invitation est open.

Finalement, on s’est quittés sans prendre de décision, en laissant plus ou moins le lead à Aurélien pour la suite des choses.

 

Mise à jour – Septembre 2019

Le 18 septembre a eu lieu une rencontre avec Ensemble pour Poitiers, suite à une interpellation de leur part par voie de presse. Présents : 5 personnes pour EPP; 8 personnes pour Poitiers Collectif.

Au début de la rencontre, nous avons interpellé sur certains points, notamment le fait que l’interpellation dans la presse ne correspondait pas à notre état d’esprit (créer un rapport de force médiatique, alors que nous privilégions les rencontres de travail constructives); nous avons aussi rappelé que les « rumeurs » ne correspondent pas non plus à l’ambiance qu’on essaye de faire vivre dans le collectif. Il est nécessaire d’établir une confiance entre nous.

Réponse apportée par Yves Jean, qui a conscient que le process a été « maladroit ». Lors de la rencontre d’EPP avec la presse, des propositions précises auraient été formulées sur 4 grands thèmes, mais la presse n’aurait retenu que la « main tendue » à PC. La question de la candidature se posera au mois de novembre pour eux.

Rappel de certains fondamentaux de notre démarche, qui fait la qualité et la légitimité de notre projet. Nous en sommes à un stade où on peut encore discuter du fond des propositions, et de la composition de la liste, mais la solidité de la démarche nous tient à cœur, avec notamment certains points forts :

  • Election sans candidat, candidature collective ;
  • Prise de parole systématiquement collective et tournante ;
  • Renouvellement de l’incarnation politique ;
  • Gouvernance horizontale.

Quelles propositions formulées par EPP ?

« Travailler ensemble contribuerait à créer une dynamique citoyenne qui plairait aux gens ».

« Nous avons un calendrier de travail similaire, nous souhaitons créer une plateforme commune, qui nous permettrait d’avancer en parallèle jusqu’à fin novembre ». « Faire des réunions, pour échanger, puis discuter sur la base de nos programmes et candidats en novembre ». « Mais la méthode est à construire ensemble ».

Rappel du fait que Poitiers Collectif souhaitait éviter de rentrer dans un rapport de forces candidats contre candidats, programme contre programme, mais avait proposé des conditions pour travailler en commun, selon d’autres modalités, et de manière anticipée. Il serait difficile de faire une exception aujourd’hui.

EPP a émis le souhait que Poitiers Collectif accepte plus de remise en question de ses pratiques, pour mieux intégrer les personnes exclues de la politique locale.

Questions par Poitiers Collectif :

  • « Pourquoi ne pas avoir travaillé ensemble dès le début ? [Poitiers Collectif a été conçu dès mai 2018, et annoncé le 18 octobre 2018] Pourquoi aujourd’hui entrer dans un rapport de forces qui est en réalité construit ? « 

D’une part, les discussions informelles autour d’EPP ont commencé plus tôt que Poitiers Collectif. D’autre part, l’origine de EPP n’est pas la même. Les premiers qui se sont retrouvés autour de la table sont des élus déçus de la majorité d’Alain Claeys. C’est pourquoi un changement de gouvernance fait partie de nos fondamentaux. C’est aussi le premier point programmatique que nous avions dit à la presse.

  • Comment marche votre structuration d’association ?

L’état d’esprit d’ensemble : posture d’écoute et d’empathie.

Il s’agit avant tout d’une association fonctionnelle, pour louer des salles par exemple. Elle comprend 6 ou 7 Vice-Présidents. Il y a des plénières avec tout le monde, en début d’année, qui ont défini des thèmes sur lesquels on voulait travailler. Il y a une coordination + un groupe organisationnel, ainsi qu’un groupe communication.

  • L’élection sans candidat nous tient à cœur. Est-ce que c’est conciliable, les membres d’EPP sont-ils prêts à jouer le jeu ?

C’est à discuter dans notre plénière.

  • Et si le rapprochement avec Poitiers Collectif est compromis ?

Toute décision d’ordre stratégique sera prise en novembre.

 

Nous nous quittons en acceptant le principe de réunions de travail -qui n’engagent à rien d’autres que d’échanger sur le fond entre nous, selon les modalités proposées par EPP le cas échéant, avec le rappel de l’importance que nous accordons à la confiance notamment dans la communication (médias, réseaux).

 

Mise à jour – Octobre 2019

Rencontre avec le PCF

Participant.e.s

  • PCF : Anne Joulain, Hugo Blossier, Yves Jamain
  • MJCF : Kentin Plinguet
  • Poitiers Collectif : Léonore, Jean-Louis, Frankie, Antoine, Maxime, Bastien

Contexte

Du fait de leur inquiétude liée à la potentielle division à gauche, le PCF rencontre un certain nombre d’organisations politiques. L’objectif de ces rencontres est de pouvoir échanger sur les contenus des programmes, et de voir comment envisager un potentiel rassemblement pour éviter l’éparpillement à gauche.

C’est dans le cadre de ces rencontres que le PCF a souhaité rencontrer Poitiers Collectif.

Les retours sur ces rencontres seront détaillés lors de leur Assemblée générale de section (15 octobre) puis la position du PCF vis-à-vis des autres organisations sera soumise à proposition de vote. Les résultats sont attendus autour du 22 octobre.

Le PCF a insisté sur la capacité à rassembler à gauche, de (re)construire une alternative politique et sur l’envie d’expérimentation pour mener à bien la transition écologique, sociale et démocratique.

Ils ont aussi alerté sur la capacité à tout faire : un programme doit être confronté au principe de réalité budgétaire.

Questions programmatiques

Le PCF a commencé avec deux points non négociables de leur point de vue :

  • s’engager à suivre l’évolution du GVT (Glissement Vieillissement Technicité) sur le budget du CCAS, dans un contexte de désengagement de la CAF sur certaines actions
  • maintenir un soutien affirmé aux Maisons de Quartiers (certaines étant très en difficulté suite à la suppression des emplois aidés)

D’autres éléments programmatiques ont été évoqués :

  • politique de transport ambitieuse :
    • développement de l’offre côté bus
    • développement de transport ferroviaire en collaboration avec les autres agglomérations
    • réflexion sur la gratuité des bus, sans que ce soit un objectif immédiat mais peut être plus un objectif de fin de mandat
    • opposition au projet d’autoroute Poitiers-Limoges
  • gestion des déchets : se doter d’une régie plus forte que ce qu’elle n’est aujourd’hui
  • besoin de renforcer le service environnement/biodiversité,
  • réflexion sur un investissement plus fort dans la Société d’Economie Mixte sur l’énergie afin de compenser le désengagement de l’état
  • Incitation auprès d’EKIDOM à mettre en place un plan d’actions pour lutter contre la baisse de la qualité des services de logement social

Les participant.e.s de Poitiers Collectif ont pu lors de cet échange rappeler le fonctionnement de la démarche, et échanger sur les propositions que les groupes de travail ont pu faire ressortir sur les sujets évoqués ci-dessus. Ces échanges ont pu mettre en évidence qu’il n’y avait a priori aucune incompatibilité entre les éléments programmatiques des deux parties en présence, voire même de nombreuses positions assez similaires sur un certain nombre de points.

 

[Manque le compte-rendu de plénière #16, du fait d’une carence de volontaire pour le compte-rendu.

Lors de cette soirée publique, un débat a été organisé, sur la base de l’historique des échanges déjà engagés avec le PCF, et sur la base de la présentation d’un accord politique en cours de rédaction.

A l’issue d’un débat animé, un vote à bulletins secrets a été proposé, qui avait donné un résultat assez contrasté, mais qui engageait Poitiers Collectif dans la direction d’un accord avec le PCF. Le groupe de coordination a à nouveau été formellement mandaté par la plénière pour donner suite à cette décision ]

 

Point d’étape lors de la Plénière #17, 10 décembre 2019.

a)      Avec le Parti Communiste Français

De nombreux échanges ont lieu, depuis plusieurs mois, et depuis le point d’étape de la plénière #16. Pour rappel, suite à la présentation d’une base d’accord, la plénière de Poitiers Collectif s’était prononcée à une très large majorité pour une position « Oui, à retravailler », d’où le point d’étape que nous faisons aujourd’hui devant la plénière.

La dernière réunion avec le PCF avait donné lieu, semble t-il, à une base d’accord consensuelle entre les deux parties : fonctionnement de la campagne, fonctionnement pendant le mandat avec notamment un « cabinet de la majorité » plutôt qu’un cabinet de la Maire et acceptation d’un groupe indépendant pour le PCF, nombre de candidats en cas de victoire. Or, un message reçu quelques minutes avant la plénière montre que certains points restent à retravailler (la participation du PCF à la gouvernance interne du projet, les points programmatiques « clivants » entre nous qui restent à formaliser, la question de Grand Poitiers notamment).

La poursuite des échanges avec cette organisation est à l’ordre du jour de la prochaine réunion des 20+.

Pour rappel : même si nous aboutissons (ce que nous espérons!) à un accord consensuel lors de réunions de négociation avec le PCF, la validation de cet accord reste soumis au vote de leur AG, le 17 décembre prochain.

b)      Avec Ensemble Pour Poitiers :

De nombreux échanges ont lieu également depuis plusieurs mois.

Lors des derniers échanges, nous avons témoigné de la volonté de rassemblement, sur des bases similaires à celles que nous proposions au PCF : pouvoir disposer d’un programme en amont, et plein engagement du partenaire dans la démarche Poitiers Collectif, notamment l’acceptation du renouvellement des pratiques et des générations politiques.

Les représentants d’EPP ont apporté une proposition d’accord qui, à ce stade, ne nous semblait pas possible : nous ne pouvions pas disposer du programme avant qu’il soit rendu public,le 19 décembre prochain, et le nombre de places demandé d’emblée semblait disproportionné.

La poursuite des échanges avec cette organisation est à l’ordre du jour de la prochaine réunion des 20+.

c)       Avec Place Publique :

Nous avons reçu une sollicitation de la part du nouveau représentant de Place Publique dans la Vienne, avec qui un premier rendez-vous doit avoir lieu le 11 décembre.

d)      Avec « A nous la démocratie »

A Nous La Démocratie est une association, qui défend la dimension citoyenne dans les démarches électorales. Pour en savoir plus sur cette association, n’hésitez pas à visiter leur site.

L’une des candidates de Poitiers Collectif, Ombelyne Dagicour, est membre de cette organisation, qui est depuis longtemps à nos côtés puisque l’un de ses fondateurs, Matthieu Niango, fait partie des premiers intervenants que nous avions accueilli pour une journée de formation, et que des membres de ANLD ont participé à notre Rentrée des Initiatives Citoyennes.

Nous sommes donc en discussion pour envisager le soutien formel d’ANLD à notre liste.

e)      Avec Génération Ecologie :

Des contacts avaient été établis l’an dernier, mais qui n’avaient pas abouti à un soutien formel, notamment car la contrepartie demandée était de pouvoir connaître la tête de liste, et que cette tête de liste s’engage, si elle est élue, à donner sa signature à un.e candidat.e écologiste à la prochaine élection présidentielle.

Depuis que notre tête de liste est connue, les contacts ont repris, les choses avancent, et deux personnes membres de Génération Ecologie participent à nos travaux depuis plusieurs mois.

 

Décembre 2019

Lors de la plénière du 17 décembre, trois nouvelles organisations ont formalisé leur soutien à Poitiers Collectif : le Parti Communiste Français, Génération Ecologie, et A Nous La Démocratie.

Ces soutiens font suite à des discussions entre le groupe de coordination, mandaté pour échanger avec les représentants de ces organisations.

Le soutien du PCF se fait sur la base d’un accord politique avec Poitiers Collectif, qui implique notamment la présence de 5 candidats en position éligible, la création d’un groupe indépendant à la Mairie, et la définition de quelques points de désaccords programmatiques sur lesquels des votes divergents pourraient avoir lieu.

Le soutien de Génération Ecologie se fait sur la base de l’engagement de la tête de liste à soutenir un.e candidat.e « écologiste » à la prochaine Présidentielle.

Le soutien d’ A Nous La Démocratie se fait sur la base de la signature d’une Charte programmatique, visant à garantir la qualité de la démarche citoyenne, ainsi que sur une Charte des élus garantissant leur intégrité démocratique.

Documents disponibles sur demande, à l’exception de certaines dispositions à caractère confidentiel au sein de l’accord du PCF.

 

Les échanges avec les représentants d’EPP n’ont pas permis d’aboutir à un accord politique, avant tout du fait de l’impossibilité d’échanger sur une base programmatique, puisque EPP ne souhaitait pas la transmettre à d’autres organisations politiques avant diffusion publique, en décembre. Une demande disproportionnée en termes de nombres de places a aussi contribué à l’échec des échanges, qui se sont toutefois achevés sur un ton cordial.

 

Mise à jour – Mars 2020

Un « groupe négociation » a été constitué pour anticiper et conduire les échanges au soir du premier tour. Dès les premières réunions préparatoires, ont été exclues avec le RN, LR, LREM, puis la liste d’Alain Claeys : nous sommes l’alternative.

Notre résultat au soir du premier tour : 23,89% des voix exprimées. Notre réaction à lire à ce lien.

Au soir du premier tour des élections municipales, nous avons pris l’initiative de proposer aux listes Osons 2020, Poitiers Anticapitaliste, et Lutte Ouvrière, de co-construire une tribune commune : c’était un préalable à tout échange, pour nous rassembler autour de la possibilité unique d’ouvrir, ensemble, un nouveau chapitre de l’histoire politique et militante de Poitiers. C’était une manière de faire vivre le principe du “projet avant les têtes” qui nous tient à coeur. Osons 2020 a d’emblée refusé de signer ce “chèque en blanc”. e contact a été pris avec Manon Labaye le soir-même, avec Christiane Fraysse le lendemain matin à la première heure, pour leur formuler cette proposition.

Une plénière publique était prévue le soir-même pour acter publiquement notre stratégie de second tour.

Or, compte tenu du contexte de plus en plus préoccupant et inadapté à la conduite d’une campagne électorale, nous avons pris la décision de suspendre notre campagne dès le lundi 11h, dans un communiqué envoyé sur le moment-même, à lire à ce lien. Cela impliquait de fait la suspension de toute négociation politique, ce que nous avons notifié à Christiane Fraysse et Manon Labaye.

Une réunion interne, ouverte à tous les candidats, a eu lieu, témoignant d’avis mitigés quant à l’attitude à avoir vis à vis de Osons 2020, entre envies d’ouverture et crainte des suites des relations peu constructives entre les deux listes depuis plus de deux ans.

 

Le 11 avril, Christiane Fraysse a appelé Léonore Moncond’huy, pour reprendre contact, au nom d’Osons Poitiers. Elle a indiqué les points programmatiques qui lui semblaient différenciants entre nos deux listes, et sa réserve vis à vis de la proposition de tribune, le préalable étant pour elle un accord politique. Léonore a réaffirmé le mandat dont elle disposait : pas de négociations avant la reprise de la campagne, lorsque nous aurions un calendrier électoral. Elle a aussi témoigné de la réalité des échanges entre candidats, qui témoignaient de la diversité des avis.

 

Le 4 mai, nous avons reçu le mail suivant :

Aux candidat.e.s de la liste Poitiers collectif

Chers ami.e.s,

Nous espérons que vous vivez aussi bien que possible la période actuelle.

Nous sommes une délégation des 214 signataires de l’appel « Poitiers —
Pour l’unité de l’écologie politique et de la gauche de transformation
sociale », délégation que nous avons constituée pour pouvoir vous
rencontrer et échanger avec vous.

Anne Auzely: Musicienne professionnelle, sympathisante écologiste:
participation au village des Alternatives en 2017, à des actions
non-violentes de désobéissance avec ANV COP21 Poitiers et Greenpeace
Poitiers. Elle a également construit deux actions contre la traite
humaine des réfugiées de Poitiers. Elle n’est membre d’aucun parti ni
d’aucune liste électorale.

Bertrand Geay: Professeur de science politique, membre actif de
l’association Raisons d’agir, de l’Institut d’Etudes Populaires de
Poitiers et du SNESup-FSU. Entre 2002 et 2007, il a animé le Forum
Social Départemental, qui regroupait des  individus, des associations
et des syndicats, puis a continué de soutenir toutes les initiatives
visant à regrouper les forces sociales et politiques écologistes et
antilibérales. Il n’est membre d’aucun parti et n’est pas candidat.

Catherine Giraud: Salariée du CHU, elle a animé de nombreuses luttes
et a pris des responsabilités syndicales dans le milieu hospitalier.
Elle est devenue secrétaire générale de l’Union Départementale des
syndicats CGT. Elle a participé à de nombreuses initiatives
convergentes dans le monde salarial, sur des questions de société et
avec les Gilets jaunes. Elle  ne soutient aucune liste et aucun parti
en particulier.

Anthony Thomas: Enseignant-Chercheur à l’Université de Poitiers sur
les questions Energie-climat. Membre actif au sein de l’association
Alternatiba Poitiers. Participation active à l’organisation des
marches pour le climatIl soutient toutes initiatives de convergence
entre les luttes écologistes, sociales et démocratiques. A participé à
des réunions de Poitiers Collectif notamment sur les questions de
Transition Énergétique.
Il n’est membre d’aucun parti et n’est candidat sur aucune liste.

Christiane Queyreix: Retraitée, membre active de deux associations
présentes sur le territoire poitevin: Alternatiba Poitiers, Greenpeace
Poitiers. Participation active à l’élaboration du village des
alternatives en 2017 avec 140 structures présentes (plusieurs membres
des listes Poitiers Collectif et Osons 2020 ont aussi participé
activement à la construction de ce village qui a rassemblé 10 000
personnes pendant deux jours). Plusieurs actions en 2014 et 2015, puis
au sein de Nuit Debout, avec des membres actuels de la liste  du NPA.
Elle n’est membre d’aucun parti politique et d’aucune liste électorale.

Nous sollicitons une réunion en visioconférence avec des délégations
des trois listes « Poitiers collectif », « Osons Poitiers » et « Poitiers
anticapitaliste », si possible ensemble ou, si vous ne le souhaitez
pas, séparément.

Nous n’entendons pas nous constituer en force spécifique, ni prendre
parti pour telle ou telle liste. Nous souhaitons contribuer, de la
façon la plus objective et la plus transparente, au développement d’un
débat public sur le possible rapprochement de ces trois listes. Ainsi,
lors de la réunion que nous sollicitons, nous souhaitons tout d’abord
recueillir votre point de vue sur les points de programme qui, selon
vous, rapprochent ou éloignent les autres listes citées de votre
liste. Nous souhaitons également recueillir votre point de vue sur les
conditions d’une possible fusion. Nous ferons ensuite un compte-rendu
public détaillé de notre rencontre avec les trois listes.

Nous sommes impatients de votre réponse, tant la situation actuelle,
dramatique et porteuse d’enjeux considérables pour l’avenir de la
planète et de notre société, nous semble exiger le rassemblement de
tous ceux qui défendent la mise en oeuvre immédiate de politiques
écologistes et de transformation sociale.

Bien cordialement,
Anne Auzely, Bertrand Geay, Catherine Giraud, Anthony Thomas et
Christiane Queyreix

Nous y avons répondu favorablement.
Une réunion s’est donc tenue le 20 mai, en présence de représentants de la liste Osons 2020, la liste Poitiers Anticapitaliste n’ayant pas souhaité y participer. L’ordre du jour est le suivant (indiqué par les organisateurs) :
– Rappel des objectifs et tour de « table » des participants
– Règles du jeu et 1ère question: Quels sont les point de programme des deux autres listes qui vous semblent se rapprocher ou s’éloigner du programme de votre liste?
– Réponse des listes à cette première question, demandes de précisions par la délégation de signataires, réponse aux demandes de précision et de réaction au premier tour de table
– 2e question: quelles conditions pour un rapprochement ? Réponses des listes.
– Débat général plus ouvert, en veillant à l’équilibre entre les temps de parole des 3 composantes de la rencontre.
Une délégation de quatre personnes y a représenté Poitiers Collectif.
Une rencontre apaisée, où chacune des listes a pu pointer les éléments convergents et divergents, du point de vue de leur programme, mais aussi de leurs cultures politiques. Il avait été évoquée la perspective d’une nouvelle date, pour échanger de manière plus thématique. Le compte-rendu de cette réunion (pas complètement validé par Poitiers Collectif, certaines demandes de modification étant arrivées tardivement), est disponible sur la page des pétitionnaires.
L’annonce de la date du premier tour des élections est arrivée le 23 mai : le second tour se tiendra le 28 juin.
Nous nous sommes donc organisés pour organiser la consultation de l’ensemble de nos candidats, dimanche 25 mai au soir, puisque la décision n’était pas prise. Ce calendrier était connu de Osons 2020, puisque annoncé lors de la réunion organisée par les pétitionnaires.
Osons 2020 a fait paraître un communiqué de presse le samedi 24, dont les retours dans la presse sont à lire ici.
La consultation de l’ensemble des candidats a été conduite sur la base de l’historique de la campagne, des suites de notre réunion qui s’était tenue au lendemain du confinement, du compte-rendu de la réunion organisée par les animateurs de la pétition citoyenne, et des derniers éléments publiés par Osons 2020 (communiqué de presse). A la suite d’échanges qui ont montré des avis très partagés, les candidats avaient 48h pour se positionner via un vote électronique à bulletins secrets.

D’un côté, la quasi-similitude de nos programmes, la force du message d’un rassemblement qui se poursuit, la volonté de prendre en compte les futurs déçus si l’accord ne se faisait pas. Enfin, la conviction que le modèle de gouvernance renouvelée, horizontale, participative, que nous avons créé nous permettait d’intégrer un nouveau groupe politique, quand bien même nous n’aurions pas les mêmes postures politiques. 

 

De l’autre côté, les enseignements d’une campagne extrêmement âpre.

Le constat de l’impossibilité de construire quelque chose en commun, alors même que nous avions réussi avec de nombreux autres citoyens et organisations politiques, d’histoires et de formes d’engagement pourtant très diverses.

Une communication à charge contre nous, jusque dans le programme officiel de Osons 2020, jusqu’au dernier communiqué dans la presse perçu comme un coup de pression, loin de la communication en confiance et constructive qui aurait permis d’échanger sereinement. Alors que deux campagnes en parallèle auraient pu se faire, sans agressivité, nous avons été mis en position d’adversaires principaux, sans volonté de préserver l’avenir.

Une culture politique fondée majoritairement sur l’opposition, alors que nous ne voulons pas nous opposer (et que cela nous a été beaucoup reproché), mais proposer une alternative nouvelle. 

Le sentiment d’une défiance systématique, vis à vis de notre projet, de notre parole, de nos candidates et candidats, des composantes de notre rassemblement…

Les candidats se sont, en majorité, exprimés pour ne pas aboutir à une liste commune avec Osons 2020.
L’annonce de la tribune devant être faite le jeudi, la décision de Poitiers Collectif vis à vis d’un accord avec Osons 2020 a été donnée à l’ensemble des organisations et personnes sollicitées le mercredi, afin qu’ils et elles aient tous les éléments en main au moment de la parution de cette tribune. Nous avons finalement co-construit la tribune “Ouvrons un nouveau chapitre de l’histoire de Poitiers” avec le NPA, et Catherine Giraud, membre de la délégation « pétition » également. Osons 2020 a décliné la proposition pour les mêmes motifs qu’au lendemain du premier tour.
A noter que chacune de ces étapes d’entre deux tours a fait l’objet d’appels téléphoniques et/ou de messages à Osons 2020, la plupart du temps via Christiane Fraysse. Nous avions indiqué, à chaque fois, notre volonté de pouvoir échanger en confiance, entre nous, sans rapport de force, et notamment que le respect du calendrier démocratique de notre démarche, connu de Osons 2020, nous tenait à coeur.
L’annonce de la tribune a été faite à la presse le jeudi 28 mai, en présence de Manon Labaye et Catherine Giraud. Suite à notre appel, Osons 2020 avait diffusé l’information de la non-fusion dans la presse et réagi la veille, Léonore Moncond’huy a donc également répondu aux questions de la presse sur ce point.