Annick Mathé

63 ans, psychomotricienne retraitée

Annick Mathé, candidate poitiers collectif

Je suis arrivée à Poitiers pour y travailler comme psychomotricienne au CH Laborit.

Pour comprendre l’hôpital et ne pas être broyée par les hiérarchies médicales et administratives, j’ai intégré la Cfdt et ai eu différents mandats.

Il y avait déjà de nombreux migrants à Poitiers et nous avons organisé des baptêmes républicains devant la mairie puis devant l’inanité des réponses de la Préfecture, des sans papiers nous ont demandé d’organiser une grève de la faim en juin 2006. A l’époque, la mairie nous soutenait et la grève de la faim a eu lieu à l’ancienne école St Louis près du conservatoire.

Je me souviens de la ferveur autour des grévistes. Des régularisations individuelles ont été obtenues ce qui a permis ensuite à des familles entières d’être régularisées. J’ai aussi fait partie d Algérie Ur: après des régularisations d’Algériens qui fuyaient, nous avons organisé une formation d’animateurs laïcs avec 1 asso de Toulouse pour faire face au prosélytisme du FIS dans les villes et quartiers algériens.

J’aime le jardinage et il y a 22 ans, Jardinature a été créé. Au début, on ne produisait rien, nous avons engagé 1 salarié et pensé la production et l’indépendance de l’asso qui est maintenant viable puisque l’objectif de produire 66 paniers est atteint. Dès le départ, la production s’est faite en bio. Produire toute l’année et dans la diversité légumière, c’est compliqué. Et il faut aussi s’équiper pour faire face aux épisodes de sécheresse marquées maintenant.

Pourquoi vous êtes-vous engagé.e dans Poitiers Collectif ?

Poitiers collectif répond à mes intérêts et engagements. Je n’aime pas les solutions simplistes ou idéalisées. Et écouter est tout aussi important que prévoir des solutions aux difficultés d’une ville. Et il me semble que cela est possible dans ce collectif. …et il y a aussi du fun

Quelle est la proposition de notre programme qui vous tient le plus à cœur, et pourquoi ?

Travailler avec l’économie sociale et solidaire : sur le terrain, ils ont déjà fait des diagnostics et sont prêts aux actions concrètes. Le marché du travail évolue très vite, l’uberisation est là, l’ESS répond à ces travailleurs exclus provisoirement ou définitivement du marché du travail