Hélène Paumier

48 ans, enseignante

Hélène Paumier, candidate poitiers collectif

Je suis enseignante en lettres et en culture numérique dans une structure expérimentale, le LP2I à Jaunay Marigny et ce depuis 20 ans.

Ce métier est pour moi ce qu’on appelle une vocation et je l’exerce avec un immense plaisir et par militantisme aussi parce que je crois profondément à l’importance et à la puissance de l’école et plus généralement de l’éducation. Je suis membre du CA de l’établissement.

J’habite près du quartier des 3 cités, au bout de la Promenade des Cours, quartier contrasté où se côtoient des populations aisées et des communautés d’origine étrangères, guinéennes notamment, que je connais bien et que je fréquente régulièrement parce que j’ai participé à l’accompagnement de la grève de la faim en 2006, que je leur apporte mon aide quand je le peux (accompagnement aux devoirs pour les enfants) et que j’y ai tout simplement des ami.es.

Mes engagements, en dehors de celui auprès des populations migrantes, sont principalement inscrits dans des structures associatives : je suis militante et présidente des CEMEA Nouvelle Aquitaine, Présidente de l’association « L’Amour au travail », troupe de théâtre parisienne, et Vice-présidente de l’association DeltaFM, radio locale sise dans le lycée où je travaille.

En tant qu’enseignante de français, je fais partie et je suis membre active du Collectif Lettres vives, collectif engagé pour un enseignement de notre discipline traversé par l’éducation nouvelle. De manière plus « free-lance » je suis animatrice pro-active d’ateliers d’écriture (dans des festivals, dans des bibliothèques en milieu rural, auprès de personnes âgées ou encore dans des services hospitaliers) et formatrice radio, plus particulièrement ce qui concerne les écritures radiophoniques.

Enfin, personnellement, je suis militante féministe et veille dans toutes les associations et structures dans lesquelles je suis présente à faire entendre cette voix ou plutôt cette nécessité de sortir de la société patriarcale. Je suis particulièrement sensible aux manifestations linguistiques, artistiques et culturelles de ce processus d’invisibilisation des femmes. Je suis signataire de la tribune d’Eliane Viennot, « Nous ne voulons plus que « le masculin l’emporte sur le féminin »

Pourquoi vous êtes-vous engagé.e dans Poitiers Collectif ?

Je suis engagée dans Poitiers Collectif tout d’abord parce que la démarche et la manière d’envisager la politique me conviennent complètement.

J’ai l’habitude des pratiques collectives (que ce soit aux CEMEA ou dans mon lycée), de la mise en œuvre des principes de l’éducation populaire, que je retrouve dans les modalités de travail et de construction de ce groupe politique. Par ailleurs la politique au niveau local me parait être un bon endroit pour cesser de me plaindre dans le vide, proposer des idées que je partage de manière informelle sans avoir les moyens de les mettre en œuvre.

Poitiers Collectif, c’est pour moi la possibilité de m’engager concrètement (j’ai essuyé des déceptions dans les structures syndicales et n’ai jamais été encartée dans un parti) dans un projet auquel je crois et qui ouvre de réelles perspectives pour agir dans la cité autrement.

Quelle est la proposition de notre programme qui vous tient le plus à cœur, et pourquoi ?

La question éducative parce que je crois à la fonction émancipatrice de l’éducation