Julie Fontaine

27 ans, chargée de vie fédérative dans une association d’éducation populaire

 Julie, 26 ans, centre-ville de Poitiers, chargée d’animer et d’accompagner un réseau associatif au sein d’une association locale d’éducation populaire.
Convaincue depuis très jeune que l’individualisme conduit à une rupture sociale je me suis engagée associativement dans une démarche de partage et d’entraide. J’ai très vite trouvé dans la forme associative, une intelligence collective qui permet de s’indigner avec force et impact face aux injustices sociales. Mais aussi une proximité essentielle, en luttant au plus près des populations en difficultés, peu visibles pour les pouvoirs publics et peu ou mal appréhendés par les politiques sociales.
Aujourd’hui, mes engagements associatifs se poursuivent contre la précarité, les inégalités, les discriminations et violences de toutes formes, espérant qu’un jour notre société sera plus équitable, solidaire et démocratique.

Pourquoi vous êtes-vous engagé.e dans Poitiers Collectif ?

Je ne votais plus, du moins ne savait plus pour qui et pourquoi, fatiguée d’être dirigé par une personne loin de notre quotidien et des priorités locales. Mes expériences bénévoles m’ont montré que nous pouvions tous agir pour améliorer notre société, cela en se rassemblant et en agissant collectivement. J’étais dans la recherche d’un projet, d’une démarche locale qui donnerait du pouvoir d’agir aux habitant.es et qui se focaliserait non sur une personnalité, mais sur un programme sincère partant des besoins des premières personnes concernées. En rejoignant Poitiers Collectif je suis entrée dans une réelle démarche de démocratie participative, dans un mouvement humain et enfin à la portée de toutes et tous. Cette démarche m’a permis de voir la politique autrement, qu’elle pouvait être collective, accessible, transparente et surtout de redonner du sens à mon vote. Poitiers Collectif, c’est aussi repenser les pratiques politiques de façons plus inclusives et horizontales, ce que je ne pensais plus possible. C’est un nouveau souffle pour Poitiers, une démarche qui rassemble, qui écoute et qui souhaite construire une confiance nouvelle avec les élu.es.

J’ajouterai que dans cette aventure, j’y ai rencontré des personnes encartées et non encartées, de tous âges, soucieuses de l’avenir de leur ville autant que moi, désirant avancer avec sincérité et agir pour faire de Poitiers une ville plus écologique, plus démocratique et plus solidaire. Et, si je suis encore engagée dans Poitiers Collectif, c’est parce que je suis convaincue que notre programme va permettre un meilleur avenir pour Poitiers et que nous tiendrons nos engagements jusqu’au bout.

Quelle est la proposition de notre programme qui vous tient le plus à cœur, et pourquoi ?

Ce qui me tient vraiment à cœur c’est de faire en sorte que Poitiers soit une ville accueillante et solidaire, qui engage un réel combat contre la pauvreté et l’exclusion. Près de 23% de la population locale vit sous le seuil de pauvreté et les situations de précarité ne font qu’augmenter sur Poitiers notamment chez les étudiant.e.s, les personnes sénior.e.s, les familles monoparentales, les femmes et les migrant.es. Des personnes sont encore exclues du savoir, de l’emploi, de la culture, du logement et de la santé. J’ai l’impression qu’actuellement nous rendons cette pauvreté invisible, cachée principalement du centre-ville, elle est pourtant présente et Poitiers doit compter sur son tissu associatif notamment à l’échelle des quartiers pour agir.

Face à cette urgence sociale, Poitiers Collectif veut s’engager aux côtés des associations qui organisent l’hébergement des migrants et l’accès aux droits. Mettre en place des dispositifs visibles tels que les casiers solidaires qui permettent aux SDF de mettre à l’abri leurs affaires dans un endroit sécurisé et de rendre l’espace public bienveillant. Renforcer les lieux d’accueil de jour et de nuit ainsi que de restauration pour personnes sans domicile fixe ou en détresse. Et surtout, augmenter le soutient aux associations et maisons de quartiers qui luttent contre les violences, les discriminations et qui engagent des projets d’inclusion et de solidarité. Mais pour mettre en place des mesures sociales efficaces, élu.e.s, citoyens, associations et maisons de quartiers doivent travailler ensemble, c’est pourquoi il est essentiel de ré-ouvrir le dialogue et de créer une réelle dynamique de coopération en incluant les personnes concernées.