Le constat est partagé : les enfants sont de plus en plus rares dans l’espace public. La peur pour la sécurité des enfants, une forme de repli sur soi familial, mais aussi la place grandissante du numérique à la maison et dans les liens avec l’école, ont créé des « enfants du dedans », avec une accélération du phénomène constatée depuis la période COVID. Or, les bienfaits du plein air pour la santé des enfants ne sont plus à démontrer.
Nous voulons inverser le regard : plutôt qu’entretenir la peur du dehors… nous voulons donner envie du dehors aux parents comme aux enfants ! Construire un espace public désirable et accueillant pour les enfants, c’est aussi un formidable moyen de reconstruire les liens sociaux, d’encourager l’inclusion et de retrouver de la mixité dans la ville.
Hors de l’école, mais aussi dans les écoles, nous voulons offrir aux enfants un cadre sécurisant mais pas sur-sécurisé, qui leur permette d’expérimenter peu à peu l’autonomie et de s’ouvrir sur leur environnement. Depuis 2020, nous soutenons l’éducation nature, l’éducation hors les murs de l’école, les classes découverte, les vacances en plein air… Nous poursuivrons en ce sens et irons encore plus loin, par exemple avec des places de jeux géantes et la création d’un véritable service public du jeu.
Enfin, nous n’oublions pas que les enfants sont aussi parmi les plus fragiles de nos sociétés. Une ville engagée pour les enfants, c’est aussi une ville qui protège mieux leurs droits.
Ainsi : nous souhaitons mettre les enfants, leurs droits, leurs besoins d’aujourd’hui et leurs intérêts de demain, au cœur de toutes nos politiques publiques.
Nous souhaitons faire de Poitiers, « Capitale de l’éducation », la ville où se pense, où s’expérimente, l’éducation dont ont besoin les enfants qui naissent aujourd’hui et demain pour grandir heureux, dans un monde en plein changement.
Au service de ces ambitions : une coopération renforcée entre tous les acteurs de l’éducation à Poitiers. Éducation nationale, mais aussi acteurs de l’éducation populaire, parents bien sûr : nous sommes toutes et tous acteurs de l’éducation à Poitiers, et nous nous retrouverons autour d’un Projet Éducatif Global repensé, ensemble… et avec les enfants !
3.1 ACCOMPAGNER LES 1000 PREMIERS JOURS
Les 1000 premiers jours de vie de l’enfant constituent une période charnière qui concentre de nombreux défis. Face à ces enjeux aux multiples facettes, nous souhaitons :
- Garantir un usage juste et accueillant de l’espace public et des infrastructures
- Renforcer la prise en compte des réalités sociales diverses des familles
- Agir pour réduire les inégalités dès le plus jeune âge
- Développer la prévention et favoriser le répit parental
S’engager pour la prévention et promotion de la santé
Protéger les femmes enceintes et leur bébé des perturbateurs endocriniens
Les perturbateurs endocriniens sont présents dans de nombreux produits du quotidien (alimentation, produits ménagers, cosmétiques, jouets, air intérieur…). Ils dérèglent le système hormonal et peuvent provoquer des problèmes de croissance, de développement, de fertilité ou encore favoriser certaines maladies comme le diabète ou le cancer. Pour prévenir et protéger les femmes enceintes et leur bébé, nous mettrons en place un système d’Ordonnances Vertes, un dispositif déjà testé avec succès à Grand Angoulême ou Grand Cognac.
Cette ordonnance sera prescrite à la femme enceinte par un médecin, personnel paramédical ou des partenaires sociaux et lui donnera accès gratuitement ainsi qu’à sa famille à :
- un panier de légumes ou de petits pots issus de l’agriculture biologique, produits et transformés localement, une fois par semaine ;
- Des ateliers de prévention autour des perturbateurs endocriniens, de l’alimentation, de l’usage du numérique (écrans et réseaux sociaux notamment) et de la découverte des ressources de la ville à destination des femmes enceintes et de leur co-parent.
Tendre vers des pratiques toujours plus vertueuses pour la santé des enfants
Nous poursuivrons l’application dans les crèches d’une alimentation de saison, bio et locale, nous étendrons l’utilisation de couches compostables et poursuivrons la réflexion autour du passage aux couches lavables. Nous permettrons à l’ensemble des enfants des crèches de bénéficier d’un accès quotidien ludique sur l’extérieur.
Définir dans la ville des « zones sans écrans » : dans les parcs de jeux, certaines rues, devant et dans les écoles…etc (voir proposition 3.2 « une éducation low-tech ») et organiser des campagnes de prévention autour de l’usage des écrans et de l’impact sur la santé des plus petits.
Encourager l’éveil et la découverte dès la petite enfance
Nous renforcerons l’offre existante (À tous petits sons, Bébé bouquine, festival « les petits devant les grands derrière »…) en améliorant la communication, en facilitant la démarche d’inscription et en envisageant l’augmentation du nombre de séances proposées.
Nous encouragerons et soutiendrons les projets d’éducation artistique et culturelle pour l’ensemble des crèches et des relais d’assistantes maternelles (RAM).
Nous créerons des espaces publics ludiques et accueillants pour les parents et leurs enfants (voir proposition 3.4 « Jouer, à tout âge »)
Soutenir les familles et les parents
Faciliter l’accès aux droits et à l’information
Les nouveaux parents font face à de nombreuses démarches souvent complexes, et manquent d’informations sur les aides et dispositifs existants. Pour répondre à ce besoin, nous souhaitons permettre l’accès à une information claire et centralisée, en recensant et diffusant les actions locales de soutien à la parentalité. Cette démarche pourrait se concrétiser par la création d’un guide du jeune parent à Poitiers.
Nous encouragerons la coordination avec les lieux et entre les actions déjà existantes : comme Lieux d’Accueil Enfants-Parents (LAEP), Protection Maternelle Infantile (PMI), 1000 jours pour agir à la Vie la Santé (CHU), Relais Petite Enfance (RPE), ateliers dans les maisons de quartier et associations, « Fête Petite Enfance », etc.
Nous souhaitons renforcer l’offre de dépôt-ventes spécialisés dans la petite enfance, en lien avec les associations déjà porteuses de projets, pour permettre à tous les parents d’accéder à très bas coût à des meubles, du matériel, des vêtements, des jeux de qualité, collectés localement par le biais de dons, les déchetteries ou des recycleries de quartier (voir partie 6.1 « gestion des déchets »).
Développer des lieux et offres adaptés aux besoins quotidiens des parents
En complément de l’offre existante, nous envisagerons le déploiement d’un d’un pôle petite enfance : un lieu confortable et accueillant, sans rendez-vous, où chaque parent pourrait venir trouver une présence, du soutien, du répit, des conseils.
Nous engagerons, avec les partenaires comme la CAF, un diagnostic des besoins des parents sur le territoire pour envisager une évolution de l’offre de modes de garde, notamment pour les crèches à horaires élargis et ainsi mieux s’adapter aux besoins des enfants et de leurs parents.
Nous encouragerons la présence d’espaces dédiés à l’accueil des tout-petits dans les lieux publics : des toilettes adaptées, des espaces de change et d’allaitement, des pataugeoires dans les piscines municipales avec une température de l’eau ajustée, etc.
3.2 LES ÉCOLES : CADRES ÉDUCATIFS EXEMPLAIRES
Des bâtiments vertueux
Au cours du prochain mandat, les écoles Marcel Pagnol à Bellejouanne, Ernest Perrochon à Chilvert seront totalement rénovées et une nouvelle école à taille humaine sera construite aux Couronneries.
Comme depuis 2020, ces projets viseront :
- Une exemplarité écologique : des écoles sobres en énergie ou à énergie positive pour les nouvelles constructions; utilisant des matériaux biosourcés locaux (chanvre, bois-paille…), des cours-jardin végétalisées à plus de 50%, etc..
- Un confort maximal (phonique, thermique, couleurs douces…) pour apprendre et enseigner
- L’inclusivité, pour des écoles accueillantes pour les enfants dans leur diversité.
Chacun de ces projets sera co-construit avec les communautés éducatives concernées : enseignants, autres personnels, parents, enfants.
Sobriété numérique à l’école
L’éducation « low-tech » vise à privilégier des outils simples, durables et accessibles, qui stimulent la curiosité, la créativité et l’autonomie. Nous souhaitons promouvoir une école moderne et responsable à la fois, dans laquelle l’innovation vise autant le développement des enfants que la protection de la planète. Par l’aménagement de nos espaces éducatifs, nous souhaitons cultiver chez les enfants des valeurs de sensibilité à la nature, d’ingéniosité et d’ouverture à l’autre et à son environnement. De nombreuses recherches récentes et recommandations de santé publique, alertent sur l’impact de l’exposition précoce des enfants aux écrans. Dès lors, nous nous positionnons pour le retrait total des écrans dans les écoles maternelles et pour un usage modéré et limité à l’essentiel dans les écoles élémentaires. Cette « déconnexion » devra prendre en compte les habitudes de travail actuelles des personnels éducatifs et se faire progressivement, en concertation avec l’ensemble des acteurs concernant les modalités de ce retrait.
Guider les enfants dans leurs usages futurs des écrans et du numérique est essentiel pour en favoriser une utilisation constructive et sûre. Nous nous appuierons sur les structures et associations locales pour multiplier les ateliers dans comme hors de l’école, et pour permettre à tous les enfants de s’approprier progressivement les notions nécessaires à un usage citoyen, raisonné et sécurisé du numérique.
Parce que les adultes sont les premiers modèles, nous matérialiserons des « zones sans écrans » devant et à proximité des écoles, pour encourager l’ensemble des éducateurs (parents, animateurs, enseignants) à réduire leur utilisation du téléphone, notamment dans les lieux fréquentés par les enfants. Dans ces zones, mais également dans les lieux fréquentés par les familles, l’installation d’affichages permettra de sensibiliser aux recommandations concernant l’usage des écrans. Nous encouragerons enfin l’organisation d’espaces d’échanges et de réflexions avec les parents, enseignants, agents et les enfants, qui pourront se matérialiser par une Charte d’usage du numérique.
Nous défendrons enfin une politique d’achat des équipements exemplaire et plus durable en envisageant systématiquement des achats reconditionnés. Et pour permettre aux enfants de tirer partie de ces nouvelles habitudes d’équipement, nous soutiendrons l’organisation dans et hors de l’école d’ateliers de réparation et de reconditionnement d’ordinateurs. (voir partie 10.1 « Pour un numérique responsable et inclusif »)
L’école, espace d’innovation et d’ouverture sur le monde
L’école est un formidable laboratoire éducatif, dans le temps scolaire mais aussi dans le temps périscolaire.
Nous développerons, via la formation des personnels, le soutien à leurs initiatives, et des partenariats associatifs, plusieurs projets. Dans la suite de l’expérimentation réussie à l’école Paul Blet, nous développerons les budgets participatifs des enfants dans plusieurs écoles, pour expérimenter la participation citoyenne dès le plus jeune âge. Plus généralement, toutes les expériences favorisant l’apprentissage de la démocratie à l’école seront encouragées.
Nous développerons l’éducation dehors et la débrouillardise, à travers la multiplication de « terrains d’aventure », à proximité des écoles.
Nous développerons également la médiation scientifique à l’école, dès le plus jeune âge ; tout comme la médiation animale, au service d’une école apaisée et inclusive.
3.3 L’ENFANT DEHORS
À l’école : encourager la classe dehors
Dans l’école nous poursuivrons la végétalisation des cours d’école. 10 nouvelles cours seront transformées en « cours-jardin » : plus vertes, plus fraîches, elles encouragent aussi une meilleure répartition notamment genrée des enfants dans l’espace.
Nous encouragerons l’appropriation pédagogique du dehors par les équipes éducatives : mise à disposition de mobilier adapté dans toutes les écoles, formation des personnels… Pour les écoles sans verdure publique à proximité, nous encouragerons le lien avec les particuliers riverains, pour permettre l’accès à leur jardin pour les temps d’école dehors. Tout sera fait pour que chaque élève bénéficie d’au moins une demi-journée hebdomadaire d’enseignement dans un espace de nature, dès la maternelle, inscrite dans l’emploi du temps.
Avec l’ambition que chaque élève puisse en bénéficier chaque année, nous développerons davantage le programme classes de ville. Il permet aux classes de bénéficier de propositions pédagogiques hors de l’école, à la découverte de la ville et de ses acteurs. Nous renforcerons les propositions qui, dans ce cadre, forment à la sensibilité écologique.
Nous développerons la politique de soutien aux classes découverte. Notre objectif : que chaque enfant, dans sa scolarité de primaire, puisse bénéficier d’au moins une classe découverte.
Sur le chemin de l’école : sécuriser la mobilité
En France, seulement 15 % des enfants se rendent à l’école à pied en 2020, contre 80 % dans les années 1960. Les « rues des écoles », lancées à Poitiers en 2020, visaient à sécuriser les abords immédiats des écoles pour encourager les mobilités douces et actives. Leur évaluation montre que seuls les aménagements qualitatifs et pérennes permettent réellement de faire évoluer les comportements vers plus de marche ou de vélo sur le chemin de l’école.
Ainsi, nous engagerons l’aménagement de « places d’école », devant les établissements scolaires : des espaces dégagés, sécurisés, propices aux mobilités actives autant qu’à la convivialité. Étant coûteuse, cette politique visera davantage la qualité que la quantité d’écoles concernées.
Le chemin vers l’école sera un objectif prioritaire du Plan ville marchable, mais aussi du Plan vélo. Nous inclurons les collèges et lycées dans cette ambition, en y déployant notamment des infrastructures cyclables.
Dans l’espace public : développer un réseau d’aires de jeux géantes
Poitiers dispose de nombreuses aires de jeux, mais elles sont trop petites, souvent vieillissantes, inadaptées à la diversité des âges des enfants. Par exemple, il n’y a pas d’aires de jeux pour les tout-petits, ou pour les pré-adolescents.
Nous développerons un réseau d’aires de jeux géantes à Poitiers, sur le modèle des « places de jeux » suisses de Lausanne ou de Genève, : « de véritables lieux de développement physique et mental pour les enfants mais aussi des « places », lieux de rencontre et de vie permettant le lien intergénérationnel et plus largement le lien social entre les habitants de la cité ». Au moins un module de jeu géant sera installé par quartier prioritaire, ce qui contribuera à améliorer leur image dans la ville et de donner envie à d’autres familles d’y venir, favorisant ainsi la mixité sociale. Les autres aires de jeux seront améliorées. Ces places contiendront des modules de jeux, inclusifs autant que possible, mais aussi des espaces de libre pratique dans la nature (cabanes…), des tables ombragées, des bancs, de la végétation, un point d’eau et, idéalement, des toilettes publiques.
Ces « places de jeux » seront prioritairement implantées sur les aires déjà existantes, pour favoriser l’acceptabilité du projet pour les riverains. L’exemple de la Place de Bretagne, où les jeux sont un succès mais les habitants très dérangés par le bruit, montrent qu’il est important de permettre aux enfants de trouver toute leur place dans la ville, tout en étant acceptés par le voisinage.
Une cartographie de ces places sera réalisée et viendra rejoindre une rubrique dédiée aux espaces favorables aux enfants à Poitiers sur l’Application et le site de la Ville.
Pour encourager l’appropriation de l’espace public par les enfants, les animations dédiées aux enfants seront renforcées. Le Carnaval redeviendra une grande fête des enfants dans toute la ville, avec des Carnavals des enfants par quartier, qui convergeront dans un grand Carnaval en centre ville.
Dans le temps des loisirs et des vacances
Pour encourager la pratique de l’éducation nature, nous poursuivrons la mobilisation autour du Bois de Saint Pierre, pour en faire un Centre immersif d’éducation nature. Le Bois de St Pierre est désormais doté d’une offre de loisirs renforcée (avec le lagon) et d’un double bivouac permettant d’accueillir des séjours de plein air. Objectif suivant : rénover le centre de loisirs et construire un centre d’hébergement en dur, pour pouvoir diversifier l’offre et accueillir des séjours en toute saison. Parce que la forêt, ça se vit aussi en hiver ! En parallèle, nous poursuivrons la rénovation du zoo et du poney club, pour améliorer la prise en compte de la bientraitance animale et offrir de meilleures conditions de travail aux équipes.
Pas d’enfant sans vacances ! La politique « Vacances pour toutes et tous » est indéniablement l’un des succès populaires du mandat précédent, avec plus de 20 000 départs soutenus. Nous poursuivrons le développement de l’offre de vacances, avec un objectif : que chaque enfant de 8 à 12 ans parte en vacances au moins une fois par an.
Autre succès des dernières années : Vacances pour toutes et tous – Aînés. Nous doublerons l’offre de départs à destination des personnes âgées, pour contribuer à la lutte contre l’isolement.
3.4 JOUER, À TOUT ÂGE
Une naissance, un jouet
Pour bien grandir, les tout petits ont besoin de jouets ! Cela semble tout simple, mais pourtant, de nombreux échanges nous ont montré que les jeux se faisaient rares dans de plus en plus de familles, pour des questions de moyens ou de concurrence avec les écrans.
Pour que chaque enfant puisse jouer, sur le modèle de l’opération « une naissance, un arbre » lancée en 2020, nous créerons « une naissance, un jouet » ! Un chèque cadeau de 10 euros à aller dépenser dans une recyclerie de jouets, offert aux parents de chaque nouveau bébé.
A l’occasion de la distribution du chèque, des ateliers de sensibilisation aux dangers des écrans pour les tout petits seront proposés aux jeunes parents, en partenariat avec le CHU et le Centre Henri Laborit.
Un service public du jeu
Jouer, c’est essentiel pour bien grandir, ou pour se divertir tout au long de la vie. C’est aussi l’une des manières de se nourrir et renforcer le lien social au quotidien. C’est pourquoi nous développerons, aux côtés de Grand Poitiers et de son réseau des Médiathèques, un véritable service public du jeu, qui devra toucher en particulier les quartiers prioritaires.
Les ludothèques sont naturellement des lieux essentiels, au cœur de ce service public. La ludothèque actuellement située aux Couronneries doit déménager : elle s’implantera dans la place des Templiers en 2026. Elle portera un projet qui favorisera la (ré)appropriation de l’espace public, par le jeu, et avec les enfants. Après celle des templiers, nous déploierons un réseau de ludothèques, qui aura un pied dans la Maison du Jeu, du Esport et du Numérique située à la gare, mais qui se déploiera aussi dans tous les quartiers prioritaires.
Pour développer le service dès maintenant, nous lancerons une ludothèque communautaire itinérante. Un camion / une caravane qui se déplacera chaque samedi dans un quartier, ou une commune de Grand Poitiers, soit dans l’école ouverte pour l’occasion (quand il ne fait pas beau), soit dans un espace public.
Petits pas… grandes découvertes
Dans le cadre d’opérations d’aménagement urbains, nous créerons des parcours piétons ludiques et sécurisés sur les trottoirs de la ville avec des marelles, des jeux de l’oie géants, des installations sensorielles, des zones de dessin au sol ou sur les murs (en ardoise par exemple), des livres géants, des instruments de musique…
Nous déploierons du mobilier urbain « petite enfance » comme des bancs, des chaises, des tables équipées de jeux… particulièrement autour des lieux dans lesquels les parents sont amenés à patienter (à côté des abribus, sur le parvis de la gare, devant les écoles, etc.).
3.5 SOUTENIR LES ENFANTS LES PLUS FRAGILES
Mobiliser pour une éducation inclusive
L’« école pour tous » est la condition pour que chaque enfant trouve réellement sa place, à Poitiers comme ailleurs. Mais pour toutes les communes en France, c’est un défi du quotidien, sur le plan organisationnel, pédagogique et humain. Permettre aux enfants en situation de handicap et aux enfants à besoins spécifiques d’être accueillis à la crèche, à l’école et de progresser dans leur éducation dans de bonnes conditions, nécessite un engagement de nombreux partenaires, une formation adaptée de tous les personnels éducatifs, et des moyens conséquents.
Nous pérenniserons le « COPIL inclusion » lancé en 2025 par la municipalité, aux côtés de tous les partenaires concernés (MDPH, DASEN, CAF, CCAS, secteur associatif). Objectif sera de faciliter la coordination entre acteurs de l’inclusion, et l’identification de solutions pour chaque élève.
Nous renforcerons les partenariats (PARI 86 en particulier) permettant de faire avancer l’inclusion dans tous les espaces éducatifs : scolaire, périscolaire, mais aussi loisirs et vacances pour toutes et tous.
Faire de Poitiers une ville engagée pour les droits des enfants.
En France, 1 enfant sur 10 est victime de violences sexuelles, dont 80% au sein de la famille. Un enfant meurt sous les coups tous les 5 jours. 1 enfant sur 10 est victime de harcèlement entre enfants.
Nous souhaitons qu’à Poitiers, chaque enfant soit réellement protégé, dans tous les espaces où il grandit. Nous engagerons un plan de promotion des droits de l’enfant, et de lutte contre les violences faites aux enfants, dans l’esprit de la démarche “Ville amie des enfants” de l’UNICEF.
Nous mettrons en œuvre un diagnostic sur l’EVAR (Éducation à la Vie Affective et Relationnelle, obligatoire sur tout le cycle maternel et élémentaire) en partenariat avec l’Education nationale, dans les écoles de Poitiers.
Nous lancerons des campagnes de communication pour faire connaître aux enfants les numéros d’urgence et les lieux ressources pour eux et elles en cas de danger.
Nous contribuerons à la formation de l’ensemble de nos intervenants éducatifs sur le repérage et l’accompagnement des enfants victimes de violence.
Enfin, nous renforcerons les partenariats entre la Ville de Poitiers et les structures dédiées, au service d’une meilleure coordination des actions de prévention et des réponses à apporter : Maison de l’Enfance et de la Famille, Parquet, PMI, ASE, etc.
3.6 RASSEMBLER ET PENSER L’ÉDUCATION DE DEMAIN À POITIERS
Pérenniser les Rencontres Nationales de l’Education Populaire
En 2022, la Ville de Poitiers a organisé les premières Rencontres Nationales de l’Éducation Populaire (RNEP), avec le CNAJEP (Comité National des Associations de Jeunesse et d’Éducation Populaire) et des associations d’élu·es comme l’AMF. L’événement s’est renouvelé en 2024.
Ces Rencontres ont pour objectif de rassembler les acteurs publics et associatifs de l’éducation populaire, de former ces acteurs, et de construire un plaidoyer commun pour remettre l’éducation populaire dans le débat politique.
Forte du succès de la première édition, la Ville de Poitiers pérennisera ces Rencontres, tous les deux ans.
Poitiers, la ville où se pense l’éducation de demain
Poitiers mérite son appellation de Capitale de l’Education… A nous de la faire rayonner ! Notre ambition : faire de Poitiers une terre d’événements d’envergure nationale dédiés à l’éducation, dans sa diversité.
Dans une dynamique et une temporalité commune avec les RNEP, nous lancerons les Rencontres Nationales « Nouvelles générations, nouvelle éducation » à Poitiers. Cet événement, une biennale d’envergure nationale, permettra de mobiliser l’expertise des opérateurs nationaux (CNED, IH2EF, Canopé) et des acteurs universitaires ou économiques du secteur, pour valoriser Poitiers comme un territoire d’innovation pédagogique de référence, où se pense l’éducation de demain.
Dans la suite de l’accueil des Rencontres Internationales de la Classe Dehors, nous pourrons aussi envisager d’accueillir les Rencontres régionales / nationales de l’éducation à l’environnement.