Chères poitevines, chers poitevins,
La campagne municipale touche à sa fin. Et c’est heureux !
C’est heureux, car depuis lundi dernier, le niveau de tension et de violence, politique comme personnelle, est monté d’un cran qui ne ressemble pas à la campagne poitevine que nous connaissons depuis un an. Dès lundi prochain, nous devrons retrouver l’apaisement, et ré-insuffler la confiance.
De notre côté, c’est l’accord entre Poitiers Collectif et la liste Poitiers en Commun, soutenue notamment par LFI, mais aussi par le Parti Communiste Français, le Parti Debout ! de François Ruffin, le parti l’Après de Clémentine Autain, qui a fait réagir.
Beaucoup d’enthousiasme, d’abord, exprimé par de nombreuses habitantes et nombreux habitants : un rassemblement attendu, comme dans de nombreuses grandes villes de France. Et nous sommes fiers que notre liste citoyenne de rassemblement soit aujourd’hui soutenue par la gauche dans son ensemble, jusqu’au Parti Socialiste !
Mais aussi, des craintes, que nous entendons en porte à porte ou sur les marchés. Ces craintes, nous pourrions les partager, si les pratiques nationales de Jean-Luc Mélenchon devaient être importées à Poitiers. Et c’est l’occasion de la réaffirmer : ici, autour de Poitiers Collectif, c’est l’écoute, le dialogue, la coopération, qui fondent nos pratiques politiques.
Mais ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qui candidate à la Mairie de Poitiers. C’est moi, Léonore Moncond’huy.
Ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qui nous rejoint avec cet accord, ce sont des poitevines et des poitevins qui s’engagent pour Poitiers : Bertrand Geay, universitaire et militant associatif de longue date ; Hông-Liên Gravereau, chirurgienne-dentiste ; Franck Plat, formateur et militant de l’éducation populaire, ou encore Salimata Moussa, aide-soignante et fondatrice d’une association de solidarité à l’échelle de son quartier.
Alors, quelques points pour vous permettre d’y voir clair sur ce que nous proposons aujourd’hui, pour demain.
Nos méthodes. Nous sommes et resterons un mouvement citoyen pour Poitiers, par Poitiers. C’était un préalable de toute discussion : pas de nationalisation des enjeux municipaux. Notre accord nous engage dans des pratiques respectueuses du cadre démocratique, républicain, et de l’esprit apaisé que nous voulons lui conserver à Poitiers, auprès des habitantes et habitants et des partenaires comme dans nos pratiques collectives internes à la Mairie.
Notre équipe. Vous retrouverez dans notre équipe de nombreuses têtes que vous connaissez chez Poitiers Collectif. Bastien Bernela, Clémence Pourroy, Aloïs Gaborit, Hélène Paumier… Des visages connus de vos réseaux, l’assurance d’une équipe d’expérience bien que diversifiée, et de relations de confiance continues. Les habitantes et habitants des quartiers y auront une place renforcée. Suite à l’accord, 10 candidates et candidats rejoignent notre liste en position éligible, sur 37, soit une minorité. De nouvelles têtes, dont 3 seulement sont directement issues de la France Insoumise, les autres appartenant au PCF (qui participe à toutes les majorités poitevines depuis 1977), aux autres mouvements cités, ou tout simplement des personnes non encartées reconnues pour leur engagement citoyen. Mais surtout,
Notre programme. Rien n’a été retranché au programme Poitiers Collectif. Il s’est enrichi de nouvelles propositions. Et surtout, sur les sujets qui ne font pas consensus, très à la marge, une liberté de vote est accordée aux groupes.
En clair : ensemble, nous ferons bien de Poitiers une ville résiliente, une ville solidaire, une ville fière et qui rayonne !
Nos adversaires. Le principal : Anthony Brottier, qui tentait encore de se qualifier de « centre gauche » il y a quelques semaines, est aujourd’hui largement soutenu par les milieux de la droite poitevine, et par la droite départementale qui y voit un moyen d’atteindre un objectif recherché depuis 1977 : reprendre Poitiers à la gauche. Les idées de droite et celles et ceux qui les défendent ont bien sûr leur place à Poitiers. Mais si, comme moi, comme Jean-François Macaire, comme Benoît Tirant, comme Catherine Coutelle, comme Alain Rousset, comme le Parti Socialiste de la Vienne, vous tenez à ce que cette page ouverte en 1977, celle d’une ville de Poitiers de gauche, humaniste, désormais écologiste, riche d’une vitalité associative exceptionnelle et d’une solidarité citoyenne soutenue par sa Mairie, ne se referme pas : le doute n’est pas permis.
Nos objectifs. Assurer à Poitiers une continuité avec son histoire, ses valeurs, les transitions impulsées depuis 2020 vers plus d’écologie, plus de justice sociale, une démocratie locale plus directe. Tout faire pour assurer la victoire dimanche soir, mais aussi une victoire la plus large possible. Plus notre score sera élevé, plus nous aurons d’élu·es pour porter nos politiques, et moins la droite et surtout le Rassemblement National n’en auront.
Un accord, c’est forcément un compromis, pour chacune des parties. Mais pas un compromis avec nos valeurs. Pas avec nos idées et nos propositions pour Poitiers. Pas avec l’ADN citoyen qui est celui de Poitiers Collectif, dans la composition de son équipe municipale, dans ses méthodes internes, dans sa posture envers nos partenaires.
Alors…
Si vous aviez déjà de l’enthousiasme… j’espère l’avoir conforté !
Si vous aviez des craintes, j’espère les avoir levées.
Si vous aviez des questions, j’espère y avoir répondu !
Le 22 mars prochain, votons pour la liste citoyenne de rassemblement Poitiers Collectif et Poitiers en Commun.
Dimanche, pour le rassemblement. Demain, pour l’avenir de Poitiers.
Merci pour votre confiance,
Léonore Moncond’huy.