Une semaine, une thématique : la transition écologique au service de toutes et tous

8 minutes de lecture
Une semaine, une thématique : la transition écologique au service de toutes et tous

Une priorité : garantir à toutes et tous l’accès aux ressources naturelles essentielles

Quand on parle de transition écologique, on pense parfois à de “grandes” décisions. Mais de grandes décisions s’accompagnent de petits gestes, au quotidien. L’eau, une alimentation saine, une énergie abordable, est-ce accessible à tout le monde ?

Dans un contexte d’inflation et de crises à répétition, notre responsabilité est d’agir sur ce qui pèse le plus lourd dans le budget des ménages. Maîtriser les ressources, c’est rendre Poitiers plus résiliente, plus adaptée au changement climatique et, donc, plus juste.

L’accès à une eau potable de qualité, en quantité suffisante, est un principe vital. Nous poursuivrons la politique volontariste de Grand Poitiers sur l’entretien des réseaux, la lutte contre les fuites, et le remplacement des derniers branchements au plomb. Nous renforcerons aussi l’information des habitantes et habitants : envoi plus fréquent des relevés de consommation pour détecter les fuites, diffusion renforcée d’informations sur la qualité de l’eau potable et les mesures prises pour la garantir.
Et surtout, parce que le coût ne doit jamais freiner l’accès à cette ressource essentielle, nous proposons d’aller vers une tarification plus juste et plus solidaire.

Sur l’alimentation, le point de départ est similaire : chacun doit pouvoir manger sain, local, sans que cela devienne un luxe. À Poitiers, plus d’un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté : dans un contexte d’inflation alimentaire, l’accès à une alimentation de qualité devient un enjeu majeur de justice sociale.
Nous poursuivrons et amplifierons le travail engagé via le Projet Alimentaire Territorial, pour structurer les filières locales, renforcer les maillons manquants (transformation, logistique), développer les marchés de producteurs et soutenir les débouchés locaux. Et pour aller plus loin, nous soutiendrons une expérimentation locale de Sécurité sociale de l’alimentation, en lien avec les épiceries sociales associatives.

Enfin, sur l’énergie, la transition écologique est aussi un bouclier face aux hausses de prix. Réduire les consommations par la sobriété et l’efficacité énergétique, c’est se protéger. Côté collectivité, l’exemplarité de l’institution et le volontarisme sur la maîtrise des consommations des bâtiments publics devront être une priorité.  Cette transition énergétique devra également être soutenue sur le volet énergie renouvelable. L’accompagnement des producteurs d’énergie renouvelable devra être poursuivi et les politiques volontaristes en faveur de la chaleur renouvelable amplifiées. Les réseaux de chaleurs constituent la première des protections en faveur des ménages : il s’agit d’une source d’énergie à coût maitrisé par la collectivité et qui réduit les émissions de CO2. 
Et pour que cette politique en faveur de la maîtrise de l’énergie profite directement aux habitantes et habitants, nous lancerons une tournée de l’énergie dans chaque quartier : des rendez-vous réguliers, concrets, pour partager des conseils techniques, expliquer les aides financières, et orienter vers les solutions les plus efficaces selon les situations (propriétaires, locataires, copropriétés). L’objectif : permettre à chacun de gagner en confort… et de réduire sa facture.

Atténuer le changement climatique, s’adapter à ses effets : un enjeu majeur de santé publique et de protection des plus fragiles

Ces dernières années, nous l’avons vécu : épisodes de chaleur intense, alternance de sécheresses et de pluies violentes… Le changement climatique n’est pas un concept. Il est déjà là, ses effets se font ressentir. Il affecte notre santé, notre qualité de vie, et touche d’abord les plus vulnérables : enfants, personnes âgées, personnes précaires, personnes isolées. Pour autant, il est encore temps d’en atténuer les effets mais également de préparer le territoire, de l’adapter, de mettre en oeuvre une politique volontariste qui permettra de protéger chacun et chacune. 

C’est pourquoi nous doterons Poitiers d’un Plan d’adaptation au changement climatique, pour anticiper les crises, mieux informer, et mieux protéger. Ce plan prévoira des outils concrets : cartes de vulnérabilité, zones refuges, modalités d’alerte locale adaptées.

Et surtout, nous déploierons un maillage de refuges de fraîcheur et d’entraide à proximité du domicile de chaque Poitevine et Poitevin. Des espaces végétalisés ou ombragés, des lieux publics et privés solidaires ouverts à toutes et tous en période de forte chaleur. Nous installerons également des ombrières fixes ou amovibles dans l’ensemble de la ville, et nous expérimenterons dans les bâtiments publics les plus vulnérables des solutions de rafraîchissement (toitures à pouvoir rafraîchissant, ombrières), avant de les répliquer à grande échelle.

Enfin, nous installerons de nouvelles fontaines à boire et points d’eau, particulièrement dans les zones denses et exposées.

La santé, c’est aussi la prévention au quotidien. Nous mettrons ainsi en place un dispositif d’Ordonnances Vertes, prescrit aux femmes enceintes : il donnera accès gratuitement à un panier de légumes ou de petits pots bio, produits et transformés localement, ainsi qu’à des ateliers de prévention (perturbateurs endocriniens, alimentation, ressources de la ville, et aussi sensibilisation autour des usages du numérique). Une écologie utile : celle qui protège les futures mères, les bébés, et accompagne les familles.

Des mobilités pour toutes et tous

Se déplacer, c’est accéder à l’emploi, aux soins, aux études, aux activités. Quand les alternatives sont insuffisantes, la voiture devient une obligation, et donc une dépense contrainte. Notre objectif est clair : développer des solutions de mobilité accessibles, fiables et inclusives, pour réduire la dépendance à la voiture et améliorer la qualité de l’air.

Nous mettrons en œuvre le Plan de Mobilité adopté en 2025 à Grand Poitiers. Concrètement, nous renforcerons le réseau de transports en commun en augmentant la fréquence des bus sur l’ensemble du réseau, et en améliorant les fréquences en soirée, le dimanche, les jours fériés et pendant les vacances. Nous maintiendrons la gratuité du samedi et proposerons à Grand Poitiers de l’étendre aux dimanches

Nous travaillerons aussi à un réseau plus simple et plus efficace : retravailler certaines lignes pour éviter les correspondances en centre-ville, étudier et expérimenter des lignes inter-quartiers, améliorer l’accompagnement des usagers (abonnements plus simples, démarches allégées, application plus lisible). Et parce que l’accès à l’emploi compte, nous mettrons l’accent sur les liaisons stratégiques, en particulier Poitiers–Futuroscope et l’entrée Sud-Est autour de Mignaloux et du CHU.

Enfin, nous poursuivrons le développement des mobilités actives : plan “Ville marchable”, continuité des aménagements cyclables, stationnements vélos sécurisés, et un code de la rue pour un partage harmonieux et sécurisé de l’espace public entre piétons, vélos, trottinettes et voitures.

Favoriser la nature en ville, c’est favoriser les liens sociaux, l’émancipation et le bien-être

La nature en ville n’est pas un décor. C’est un facteur de bien-être, de fraîcheur, de biodiversité… et aussi de lien social. Une ville plus végétale, c’est une ville plus apaisée, plus agréable, et plus résiliente face aux chaleurs.

Depuis 2020, plus de 40 000 arbres ont été plantés à Poitiers : nous poursuivrons et intensifierons cet effort, en particulier dans les quartiers encore trop minéraux. Nous continuerons la création de rues-jardin (“Faites de votre rue un jardin”), la plantation de micro-forêts urbaines, la transformation végétale des places et la désimperméabilisation des sols partout où cela est possible. Nous poursuivrons aussi la transformation des cours d’école en cours-jardin : 10 cours seront végétalisées d’ici la fin du mandat.

Les cours d’école seront un exemple de notre volonté de mener une véritable politique d’accès à la nature pour les enfants, en lien avec la politique éducative, des loisirs et de l’épanouissement. Apprendre dehors, jouer dehors, grandir au contact du vivant : ce n’est ni une mode ni un luxe, c’est un besoin fondamental. Nous soutiendrons et développerons les démarches d’école dehors, en lien avec les équipes éducatives, pour permettre aux enfants d’apprendre autrement, au contact direct de leur environnement. Cette attention portée à l’enfant dehors se prolongera sur les temps périscolaires et extrascolaires, avec une offre de loisirs tournée vers la nature, accessible à toutes et tous. Dans cette perspective, le Bois de Saint-Pierre jouera un rôle central afin de permettre à chaque enfant, quel que soit son quartier, de bénéficier d’un accès régulier à la nature. 

Nous voulons également mieux rendre accessibles et vivants nos trésors fluviaux : la Boivre et le Clain. Cheminements améliorés, sentiers d’observation, panneaux pédagogiques, renaturation, et travail avec les riverains pour favoriser la biodiversité et la fraîcheur. Dans cette optique, le renouvellement du quartier gare sera un support idéal pour mettre en oeuvre l’ensemble de ces politiques publiques en faveur du mieux vivre à Poitiers. Et, plus largement, nous continuerons d’offrir des espaces de nature de proximité, où l’on peut respirer, se retrouver, faire ensemble. 

Parce que, très concrètement, c’est aussi cela, l’écologie populaire : pouvoir accéder à la nature près de chez soi, sans prendre la voiture, sans payer, et y trouver des lieux de vie, des espaces de liens, d’éducation et d’épanouissement. 

Ainsi, à Poitiers, la transition écologique est concrète et accessible à toutes et tous. Elle se traduit par des décisions qui améliorent la vie quotidienne : moins de dépenses contraintes, plus de santé, plus de mobilité, plus de nature accessible. C’est une écologie qui protège, qui anticipe, qui fait du bien-être un choix politique assumé. Une écologie populaire parce qu’elle s’adresse à toutes et tous, et qu’elle se construit avec les habitantes et les habitants, sur le terrain, quartier par quartier.